A la découverte de Nova 7 à Lyon

Jeudi 29 octobre en fin de matinée, Emile Hooge –  consultant directeur associé et de l’aventure Nova 7 depuis le début –  a reçu trois aventuriers dans les locaux feutrés de l’agence Nova 7.

Ici pas de salle de créativité ni d’effervescence extravagante (mais plutôt une ambiance sereine et bienveillante qui flotte au sein de l’agence, situé dans le 7ème arrondissement de Lyon.

L’agence NOVA 7 est une agence d’étude et de conseil pour les entreprises et les collectivités, spécialisée dans le champ de l’innovation de services, de la prospective et des stratégies territoriales. Elle travaille notamment sur la ville intelligente et l’économie collaborative comme moteur de développement des territoires. Son activité d’étude, de conseil et de design s’articule autour de 3 pôles d’interventions complémentaires qui sont : le Labo des usages, la Fabrique de services et l’Atelier de Prospective.

Dès le début des échanges avec Emile Hooge, ce qui frappe est ce leitmotiv que l’on retrouve dès la création de Nova 7 à la fin des années 80, celui de la préoccupation et de l’intérêt majeur pour l’usager (d’un service de transport), l’adhérent (d’une grande association), l’habitant (d’un quartier) et la nécessité de mieux/bien l’écouter, l’observer, l’étudier, le comprendre … pour ensuite mieux agir avec lui. Ce positionnement « centré humain/habitant » et l’intérêt pour les questions sociétales et urbaines plus globalement apparaissent comme un fil conducteur pour l’agence, son l’ADN en quelque sorte.

« Réinjecter de l’humain dès que possible »

Au gré de la discussion, on prend conscience rapidement que Nova 7 et ses équipes disposent d’une grande expérience des secteurs publics et qu’ils contribuent au développement de l’innovation publique depuis déjà plus de 25 ans( !), accompagnant, à plusieurs reprises, l’émergence de la fonction innovation au sein de la métropole de Lyon, entre autres. Très tôt, Nova 7 s’est saisi d’approches multiples (marketing, sciences sociales, sciences politiques, développement local, design…), en les hybridant, pour traiter des problématiques urbaines et inventer des solutions nouvelles, avec leitmotiv : « réinjecter de l’humain » dans la conception des politiques publiques !

[Note pour plus tard: alors que certains acteurs  « avancent » et trouvent des solutions différentes et souvent innovantes depuis 25 ans, comment expliquer une diffusion et un essaimage  si faible dans le domaine public ?]

En évoquant le projet inspirant de Gare Remix piloté en 2015 avec Lyon Métropole, nous avons un aperçu assez « spectaculaire et remarquable » d’une opération d’innovation et de co-design avec les usagers d’un service (ceux de la Gare Saint-Jean à Lyon) et avec la contribution d’une communauté d’opérateurs très divers.

« Gare Remix est un événement créatif et collaboratif qui a réuni des citoyens de tous horizons pour transformer la gare Saint-Paul à Lyon »

Il s’agissait ici de partir d’un terrain de jeu (La Gare Saint-Jean), en maîtrisant beaucoup moins (voir pas du tout) le résultat final, et qui soit en phase avec le lieu et ses usages, en s’appuyant sur toutes les énergies et compétences mobilisées, la finalité étant de proposer des prototypes un peu nouveaux qui puissent être repris et développé ensuite par SNCF.

Source : http://www.happid.fr
Source : http://www.happid.fr

Ces démarches hybrides et très collaboratives produisent autres choses, elles transforment les modes de faire des institutions et leurs manières de développer des projets, en invitant à un véritable lâcher prise des acteurs publics et en embarquant les usagers, les habitants, des agents, des tiers associatifs, publics ou économiques dans le processus de conception.

De cette rencontre  chaleureuse et très riche avec Emile Hooge de Nova 7, nous retiendrons les éléments marquants suivants:

-l’injection permanente « d’humanité » dans les modes d’interventions de Nova 7

-la force et la nécessité de l’interdisciplinarité et de la dimension collaborative

-le pouvoir de l’hybridation comme, par exemple,« de mixer une étude et de faire participer des habitants »

-la porosité des enjeux et des méthodes : enjeux urbains, sociétaux, environnementaux

-la nécessaire sortie de cadre, de route pour innover

-faire travailler ensemble des acteurs qui n’ont pas l’habitude de le faire

– tenter d’injecter tout au long de la vie d’un projet, même à petite dose,  des ateliers avec des usagers, des tests de prototypes, des retours d’expériences utilisateurs…

Une nouvelle compétence bientôt nécessaire?  Peut-être la créativité juridique!

Enfin au jeu de savoir quelle nouvelle compétence l’agence pourrait avoir besoin et mobiliser dans les années qui viennent, Emile nous répond : « Peut-être la créativité juridique » , soit une sorte de  capacité à inventer, à fabriquer – à partir de briques existantes de règles et de droit – des nouvelles solutions et formes juridiques pour mieux répondre aux évolutions de l’action publique et aux défis à relever pour les politiques publiques de demain.

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