Les Aventuriers à la DINSIC : visite de l’incubateur de services numériques

Rencontre avec Paul et Thomas, qui nous présentent Etalab et l’incubateur de la DINSIC…

 

La DINSIC

Le SGMAP, placé sous l’autorité du Premier ministre, comprend 2 directions :

  • La direction interministérielle pour l’accompagnement des transformations publiques (DIAT),
  • La direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat (DINSIC).

La DINSIC regroupe 4 entités:

  • Service Performance des services numériques
  • Mission Etalab
  • Mission Incubateur de services numériques
  • Réseau interministériel de l’État (RIE)

 

Etalab

Etalab contribue, avec les administrations de l’État, à l’ouverture et la réutilisation des données publiques, à la promotion des sciences des données, et à la gestion du Partenariat pour le gouvernement ouvert.

La Mission conçoit son action selon 4 thématiques :

  • Le gouvernement ouvert / Open Gov
  • La donnée ouverte / Open data
  • Le code-source ouvert / Open source
  • La science des données / Data science

Elle :

  • Accompagne les administrations centrales (ex : Ministère de l’écologie).
  • Accompagne les collectivités territoriales, quant à l’ouverture de leurs données.
  • Collabore avec des communautés « open », comme OpenDataFrance et OpenStreetMap.
  • Administre la plateforme data.gouv.fr

 

L’incubateur de services numériques

L’incubateur crée des services publics numériques, ayant vocation à être rapidement mis en œuvre.

Ici, on ne travaille pas sur des « projets », par définition limités dans le temps… mais sur des « services », dont l’objectif est de satisfaire des besoins en perpétuelle évolution.

 

Méthodologie

Une startup d’État est créée ad-hoc pour chaque service public numérique à concevoir.

Le modèle « léger » de la startup est invoqué comme une source d’inspiration :

  • L’agilité et la réactivité
  • La constitution d’une petite équipe dédiée

 

L’équipe

La startup est composée de 3 à 4 personnes, agissant en groupe autonome :

  • Un « intrapreneur » (expert métier)
  • Un à deux développeur(s)
  • Un coach (support méthodologique)

L’intrapreneur est issu d’une administration. Le néologisme pointe qu’il s’agit d’un entrepreneur interne à l’administration.

Une grande partie des développeurs (et des coachs) de l’incubateur ne sont pas des agents publics mais des prestataires d’un marché de prestations intellectuelles. Point important à noter, connaissant la difficulté des administrations à recruter ces profils.

 

Comment naissent les startups d’État ?

L’intrapreneur est le point de départ de la startup. Le reste de l’équipe se forme autour de ce noyau. Au sein de leur administration d’origine, des agents « porteurs » identifient un projet d’amélioration de leur administration, puis des « irritants » qui entravent la conception du service.

L’incubation vise alors à produire un embryon de service, en isolant l’agent du contexte bridant l’émergence du service. L’agent est ainsi mis à disposition de l’incubateur, pendant 6 mois. Cette délocalisation permet une distanciation avec l’organisation verticale et les méthodes usuelles. En proposant un nouveau contexte, l’incubateur autorise de nouvelles pratiques, plus horizontales.

Pour soutenir le développement d’un nouveau service numérique, l’incubateur de startups d’Etat :

  1. Noue une convention avec l’administration (qui permet notamment de refacturer une partie du coût d’incubation porté par la DINSIC)
  2. Accueille l’intrapreneur
  3. Sollicite coach et développeurs, grâce à un marché public centralisé
  4. Constitue une startup ex-nihilo, dédiée à la conception du service

 

L’incubation du service

Durant 6 mois, le processus d’incubation suit 4 étapes successives :

  1. L’investigation
  2. La construction
  3. La consolidation
  4. La ré-intégration

L’investigation

Cette phase préparatoire permet d’identifier les objectifs du service à concevoir.

La construction

La startup élabore une 1ère solution, avec l’usager. Celle-ci est testée, puis on mesure la satisfaction de l’usager.

La consolidation

La startup intègre les retours de l’étape précédente puis propose un plan de « passage à l’échelle » pour la solution.

La ré-intégration

Il s’agit d’une phase de réversibilité, où le « service » quitte l’incubateur pour intégrer son administration d’origine. Il retrouve alors son contexte habituel : organigramme, DSI, etc. L’administration est chargée de la bonne conduite du service, son développement ou son abandon.

 

Exemples

Exemples de services

  • « La bonne boîte »
  • « Maintenant » avec Pôle Emploi
  • Mes-aides.gouv.fr

Exemples d’administrations impliquées

  • Dila / Legifrance
  • Ministère des affaires sociales (et la CNAM)
  • Ministère de la culture

 

En savoir +

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